Voici le seul résultat

Le toaster vétéran de Marseille la rebelle, un quart de siècle de ragga tchatche au compteur, n’a pas dévié de ses engagements initiaux. Antisystème, anti-képi, anti-misère, anti-fachos, antiraciste… Toko chante parce qu’il a des choses à dire. Pour le peuple et tous ceux qui lui ressemblent. Sans concession mais avec la pointe d’humour qui lui a toujours permis de relativiser. Même aujourd’hui, alors qu’il vit, comme il dit, «coincé entre les barbus et les électeurs du FN».

Toko Blaze ne court pas après le consensus. Il se dresse, s’oppose quand il pense devoir le faire, mais son style reste fédérateur. Il s’adresse à son public fidèle mais aussi au néophyte avec un seul message : « Voilà ma musique, celle que je fais depuis toujours. Pas le son que certains voudraient que je fasse pour que tu consommes. Si tu aimes tant mieux… Sinon, je continue avec ou sans toi».

À l’heure où même les perroquets d’Amazonie chantent en anglais, le Toucan de la Plaine s’obstine dans la langue de Molière, défenseur d’un raggamuffin francophone et conscient. Une musique pour faire danser et penser.